

La période décrite ci-après se rapporte aux année 1935/1950 et tente de fixer bien modestement quelques repères pour les générations qui n'ont pas connus cette époque.
Merci pour leur aide à Jean Adagas et Armand Pujo.
Toponymie:
Gavarnie: ce nom pourrait signifier : Endroit élevé situé à l'intérieur (d'après M.Lavedan dans sa monographie: "les vallées du Barège").
Le village est érigé en commune en 1897 en même temps que Gèdre.
Quelques dâtes:
Peu d'informations antérieures au XVIII ème siècle, sur les débuts de Gavarnie:
d'après des documents existants c'est au cours du XIV ème siècle que sont signalés les premiètres propriétés privées. Toutefois vers 1200 l' Hospital de Gavarnie existait à l'emplacement approximatif de l'hôtel du Taillon, le pré éxistant se nommait en patois: "Eth prat dé Hospitau".
On peut penser que les hospitaliers bâtirent les premières maisons du village.
En 1524 on note le pillage de l'hôpital de Gavarnie par les Aragonais.
On trouve une relation de voyage , peu flatteuse d'un auteur inconnu qui commence par ces mots:
"Ce misérable village..."
L'église du village:
Elle n'a pas changé depuis la fin du XVI ème siècle; elle a été réhabilitée en 2001, les peintures notamment. A l'extérieur les deux sapins qui avaient été plantés de part et d'autres du monument aux morts ont été abattus, dégageant les abords ainsi que la plaque sur laquelle sont inscrits les noms des villageois mort à la guerre.
Un oratoire se dresse près de cette plaque.
Dans les années qui nous intéressent il y avait un prêtre attaché à la paroisse de Gavarnie; la vie religieuse était beaucoup plus intense que de nos jours (ce n'est pas propre à Gavarnie).
Il y avait le catéchisme que suivaient tous les enfants du village, il y avait la messe, chaque dimanche fréquentée par tous les femmes et un grand nombre d'hommes, ces derniers toujours à la tribune sauf pour les obsèques d'un proche auquel cas, les hommes se plaçaient en bas côté droits, revêtus d'une grande cape noire fermée par une boucle métallique, et les femmes à gauche, mais pour ces dernières le vêtement ne changeait guère de celui des dimanches ordinaires, c'etait le capulet noir.
Evidemment les messes étaient dites en latin et les enfants de choeurs revêtaient la soutane rouge et le surplis blanc, sauf pour les enterrements ou la soutane étaient noire.
Certaines fêtes prenaient un aspect plus festif, et tout d'abord la messe de minuit à Noêl, tout le village y assistait et les hommes y chantaient d'autant plus volontiers qu'ils avaient joués à la belote en attendant minuit et, forcément, cela donnait soif...
Bien entendu la neige faisait partie du décor atteignat des épaisseurs que l'on ne voit plus de nos jours.
Pour Pâques, on habillait, suivant le temps les filles et les garçons de vêtements neufs; c'etait aussi l'occasion de manger l'omelette, parfois aux mousserons et l'agneau Pascal.
Pour les Rogations des reposoirs étaient dressés en divers endroits du village, décors de fleurs des champs et c'était ensuite la procession du Saint Sacrement, Monsieur le Curé portant l'ostensoir suivis des enfants de choeurs.
C'est à cette occasion qu'étaient bénies les petites croix en bois " éra santa crous de may" qui étaient ensuite plantées dans les prés et clouées sur les portes des granges: elles étaient censées protéger des calamités naturelles. Vieille survivance de paganisme.
Il y avait des messes à N-D des neiges et le pélérinage à Héas.
Enfin, surtout, il y avait la présence permanente de "Moussut Curé" dont le rôle social et éducatif était, avec le catéchisme, important et complémenatire de l'enseignement dispensé par l'instituteur. Il faut citer les noms de ces prêtres qui font partie (à un certain moment) de la vie du village:
les abbés Andiolle, Gaillardou, Porte, Vigneau et Fouchou.
Les fêtes de village tenaient aussi une place importante dans la vie communautaire.
A Gavarnie, c'est la St Jean; c'etait l'occasion d'inviter la famille pour un repas de fête préparé avec soin par la maîtresse de maison qui mettait tout son point d'honneur à ce que les invités sortent de table satisfaits et repus.
Le gâteau traditionnel était la croustade. Ces fêtes locales permettaient ainsi de se regrouper, les familles étant souvent dispersées dans le canton: ainsi à la Saint Mathieu c'était à Gèdre, à la Saint André à Luz St-Sauveur,
à la Saint Nicolas à Esquièze...
La vie rurale:
Jusqu'aux années 50, à l'exception des hôteliers, tous les habitants du village vivaient en auto-subsitance. Chaque famille possédait d'une à plusieurs vaches, d'où le lait, le beurre et le fromage; presque tous ajoutaient aux vaches, des moutons qui étaient, pour une partie, vendus à Luz lors de la foire de la Saint-Michel, et c'etait l'occasion de régler ses dettes chez les commerçants: boulanger et épicier principalement.
Evidemment il y avait les ânes et les chevaux, en moyenne 3 bêtes par famille.
Ces montures étaient louées aux touristes et aussi aux séjournants des hôtels pour la promenade du Cirque. C'etait une source d'argent liquide permettant les achats courants. Une autre source de revenus était fournie par les guides de montagne (voir plus loin).
La possession de ce bétail demandait une grande quantité de fourrage pour la nourriture d'hiver par conséquent chaque parcelle était soigneusement fauchée et, lorsque cela était possible, les pentes étaient débarassées des petits arbrisseaux et ceux-ci remplacés par de l'herbe. Des endroits très difficiles d'accès étaient fauchés, le faucheur parfois encordé ! Certains fauchés à la combe du Sécugnac (un accident mortel survint en ces lieux lors du transport d'un fagot de foin), d'autres encore montaient jusque sur les flancs de l'Astazou et bien d'autres encore qui prirent tous les risques, c'etait une question de survie...
Les rigoles d'irrigation, pour la plupart en ruine aujourd'hui, ont demandé un travail colossal, avec pour tout outil la pioche, la pelle et une barre de fer.
Toute la rive gauche de la Ribère Dessus était irriguée par de l'eau du gave des Tourettes! En rive droite l'eau était captée sur le Barrancou du Paiha via le Barrancou d'Allans et se déversait dans le ruisseau, près du camping La Bergerie chez Sacaze.
Ces systèmes hydrauliques relativement complexes empêchaient les débordements intempestifs comme c'est parfois le cas maintenant.
Pour les quartiers d'en bas, l'irrigation se faisait à partir du gave de Holle, enfin la Ribère Debat était irriguée par les gaves d' Ossoue (par chez Jarré) et par Saugué.
On notera que seuls les Tourettes, Holle et Ossoue sont des "gaves", les autres sont des" Barrancou".
Chaque propriétaire avait ses heures d'irrigation et s'il dépassait son temps le suivant ne manquait pas de le rappeler à l'ordre!
Cette recherche constante de foin donnait au paysage un aspect de "jardin": prairies fauchées, rigoles d'arrosage entretenues, murs de clôtures également entretenues. Le paysage n'avait pas cet aspect de quasi-abandon qu'il présente aujourd'hui où l'on voit presque partout, la forêt reprendre des parcelles durement défrichées, des murs écroulés, des rigoles bouchées ou disparues.
Pour la nourriture d'été le bétail montait à l'estive et les bergers allaient environ une fois par semaine leur porter du sel et s'assurer qu'il n'y avait pas de malades, ou blessés. Certaines familles restaient sur place, dans la grange d'estive, pour surveiller le bétail, descendre le lait au village où il était vendu, et enfin pour faucher et récupérer ainsi (encore et toujours) le précieux fourrage.
Evidemment chaque maison possédait ses poules et lapins, et, je n'oublis pas l'essentiel:
le cochon sans lequel il n'y aurait ni garbure, ni jambon pour les casse-croutes, ni graisse pour la cuisine.
En outre le cochon avait une "fonction sociale", sa mise à mort était l'occasion d'une entr'aide de voisins à voisins que l'on ne trouve plus aujourd'hui.
Les hommes étaient chargés de la mise à mort et du dépeçage.
Pendant ce temps, les femmes s'activaient en cuisine pour préparer les boudins, saucisses et autres pâtés sans oublier la délicieuse "pout du cochon" que l'on dégustait avec un morceau de boudin frit, c'etait un régal absolu.
Bien évidemment tout ce travail donnait soif et le vin de chez "Baget" ou celui de "Dupont" n'était pas compté... mais bah!
Ce n'etait pas pèle-porc tous les jours, quoique ces festivités pouvaient durer de familles en familles près d'un mois.
Les légumes provenaient du jardin que chacun cultivait près de la maison. Certaines familles cultivaient également des pommes de terre, en quantité suffisante pour assurer
"la soudure" avec la récolte suivante.
On trouvait aussi un peu de froment, du blé noir et du sarrazin.
La coupe:
Sous ce titre énigmatique se cache une réalité indispensable à la vie de chaque jour:le bois. En effet presque tout le monde utilisait le bois pour faire cuire les aliments et pour se chauffer; sans bois pas de vie possible c'est pourquoi, dans leur grande sagesse et afin d'éviter abus et chicaneries, les autorités avaient mis en place le système de coupe "affouagère".
Chaque famille représentait "un feu", (d'ou le nom).
Ce système consistait attribuer un lot de bois sur pieds par "feu". cette attribution se faisait par et sous l'autorité du service des "Eaux & Forêts".
Au mois d' octobre les hommes partaient "à la coupe" , la plupart du temps au bois du Pailha et passaient leur journées à abattre, débiter et transporter le bois.
Travail très pénible car les engins mécaniques n'existaient pas et tout se faisait à l'aide de hache, de scie et le transport à dos d'âne. Le mauvais temps parfois, rendait le travail encore plus difficile.
Les guides:
On peut dire que chaque famille actuelle a eu, parmis ses ancêtres, au moins un guide. Marcel Lavedan dans sa monographie "les vallées du barège" ouvrage irremplaçable pour qui veut comprendre le Pays Toy, signale un quarantaine de guides et porteurs nés entre 1842 et 1877 d'après les indications du Club Alpin Français, section Sud-Ouest (Bordeaux).
On peut citer les Passet, Pujo, Bernat-Salles, Castagné et bien d'autres.
Celestin Passet:
Francois Bernat-Salles

Georges Adagas

Tous ces guides des débuts du Pyrénéisme de difficultés eurent un digne successeur, dans les années de l'immédiat après guerre, en la personne de Georges Adagas (1920-1987) dernier guide de Gavarnie.
Le travail de ces guides, qui avait débuté avec la découverte du pyrénéisme, avec:
Russel, Packe, Brulle et tant d'autres plus anonymes, a été rendu possible, en grande partie, grâce à la clientèle des hôtels du village.
Russel Packe

Brulle

En effet il n'était pas concevable que l'on puisse entreprendre seul, la moindre course en montagne, d'où la nécessité de louer les services d'un guide, parfois d'un porteur.
Le rituel était immuable; par l'intermédiaire de l'hôtelier tel ou tel guide était prévenu et se présentait à l'hôtel à l'heure convenue, pour débattre avec le client du tarif de la course et informer ce dernier des difficultés de l'ascension.
Ces formalités accomplies rendez-vous était pris pour le lendemain, ou tel autre jour. Généralement les mêmes clients, revenants d'une année sur l'autre, louaient les services du guide qui les avait accompagnés l'été précédent.
Ainsi chaque guide se constituaient peu à peu sa clientèle.
Une autre activité des guides (tout du moins certains d'entre eux) était la chasse.
En effet une clientèle anglaise louait les services d'un guide et de porteurs pour,
durant une quinzaine de jours, chasser l' isard.
C'était ce qui s'appelle "joindre l'utile à l' agréable"!
Certains même iront accompagner ces messieurs en Tunisie, chasser la perdrix.
En 1938 Gavarnie accueillit Roger Frison-Roche jeune guide arrivant de Chamonix, non encore auréolé de sa gloire d'écrivain ("Premier de cordée ne paraîtra qu'en 1941).
Il venait faire, à l'usage des guides locaux, des démonstrations de sauvetage en montagne et terrains périlleux.
Il avait choisi pour cela les parois du Mur de la Cascade, escalade réputée des plus difficiles en ces années, ou le comble de l'audace, pour le montagnard moyen, était l'ascension du Piméné ou de la Brêche de Roland avec guides...
Premier sujet d'étonnement pour les guides locaux, il grimpait en chaussures souples genres "basket".
Les guides ou futurs guides qui participèrent à ce stage étaient:
pour Gavarnie: Henri castagné, Georges Adagas et Grégoire Trescazes.
Pour Barèges: Joseph Vignolles, Jacques Fourtine dit "Nini".
pour Cauterets: Louis Batan, François Boyrie, Léopold Pont, Joseph Laplagne et Michel Pouts.
Cette année 1938 vit aussi la mort, aux Gourgs Blancs, de Jean Arlaud qui est enterré au cimetière du village.
A la libération s'est installé à Gavarnie l' UNCM, l' Union des Centres de Montagne, qui civilisation des loisirs oblige, est devenu plus tard l' UCPA, Union des Centres de Plein Air. Cet organisme était la continuation "civile" de "Jeunesse et Montagne" crée pendant la guerre, pour la partie pyrénéene, par Robert Ollivier et Maurice Jeannel, tous deux décédés.
Les hôtels:
L' auberge Bellou, dont en 1789 un certain Monsieur Saint-Amans trouve les lits "détestables" se transforme en hôtel en 1860 et devient l'Hôtel des Voyageurs".
Vers 1890 on voit la construction de l'Hôtel du Vignemale qui sera ouvert en 1900.

C'est ce cette époque que date la route qui va au bout de village et qui plus tard
(en 1955) sera prolongée par la "boucle de retournement".
Dans le même temps sera construit aussi l'Hôtel du Marboré:
et le restaurant du "Point de vue" à l'emplacement actuel de la maison du
Parc National des Pyrénées:

La clientèle de ses hôtels est un clientèle aisée, sinon fortunée et les séjours sont de longue durée, en moyenne un mois.
Les retombées économiques sont importantes pour le village et ses habitants.
Chaque hôtel avait sa propre centrale hydroélectrique pour l'éclairage et donc, le bien-être des clients. Ces usines allaient du simple système "au fil de l'eau" dans le style des anciens moulins, aux plus élaborés avec canal de dérivation de l'eau du gave et conduite forcée.
Certaines maisons, situées sur le trajet du transport de l'électricité, bénéficiaient ainsi
d'un peu de ce confort. l'électrification du village ne surviendra qu'en 1942.
Dans les anées 1955 un nouvel hôtel est construit au village, c'est le Taillon.
L'école:
Durant la période qui nous intéresse il y avait à l'école du village entre 30/40 élèves répartis en deux classes; d'un côté les garçons de l'autre les filles.
C'était l'enseignement public et républicain qui eut la vertu de nous apprendre à lire, écrire et compter. En outre la morale n'était pas oubliée car chaque jour une maxime était inscrite au tableau noir, par l'insituteur ou l'institutrice, d'une belle écriture ronde. Lorsqu'on avait passé le "certif" on était orienté soit vers des études un peu plus poussées dans des collèges et/ou lycées. Ce nombre relativement important d'élèves créait à lui seul une animation à travers le village. La rue de Lappaca était habitait sur toute sa longueur, et il ne fallait pas passer devant quelque "ancien" sans enlever son béret pour dire bonjour. Ce batîment de l'école abritait aussi la Mairie au premier étage.
Le village, dans le quartier "d'en bas" était très différent de ce qu'il est maintenant.
A l'emplacement de l'Office du tourisme il y avait le Café du Centre,

et la partie actuellement en contrebas de la fontaine servait de chemin d'accès (l'ancienne route) et possédait une maison avec une grange et son bétail.

Le magasin "La Cordée" de même que le restaurant "La Ruade" n'exsitaient pas.
A l'emplacement de la maison du Parc et de la Mairie on trouvait un café-restaurant.
Le quartier "d'en haut" ne présentait pas la densité de bâtiments qu'il offre de nos jours. On ne trouvait que "Le Central", "Le Mourgat" et "l'Astazou".
La Guerre:
Comme partout en France la guerre va modifier ce mode de vie; les hommes sont mobilisés, les hôtels ferment et le village peu à peu se met en sommeil.
Peu ou prou les restrictions se feront sentir, beaucoup moins durement que dans les villes; ce sont surtout les produits tels que l'huile, le café, le savon, le tabac... qui feront défaut mais avec son ingéniosité et sa débrouillardise le Toy sut s'en accomoder.
En 1942, après l'envahissement de la zone Sud par les Allemands, ceux-ci arrivèrent à Gavarnie. Ils avaient pour mission de surveiller la frontière (lieu de passage vers l'Espagne) et leur caserne était l'Hôtel des Voyageurs, réquisitionné.
Des hommes du village étaient prisonnier en Allemagne et d'autres rejoignirent
De Gaulle en Angleterre.
Il n' avait évidemment plus plus ni touristes ni montagnards et le village vivait un peu au ralenti sauf pour les enfants qui jouissaent d'une grande liberté et pouvaient jouer sans danger dans la rue déserte de toute automobile.
Il faut dire que la circulation n'était pas intense elle se limitait aux automobiles des boulangers: Pyenet, Rodou, Martinou, des médecins, Docteurs Préré, Vergez-Bellou
et plus tard Cazeaux et au transport public , correspondant de la S.N.C.F,
le P.C.L (Pierrefitte-Cauterets-Luz).
Avec la libération on va assister à un bouleversement total du mode de vie.
Le tourisme reprend son essor et avec une source d'argent plus élevée que précédemment, le niveau de vie augmente. Cette source de revenus et pour la plus grande part fournie par la promenade du Cirque de Gavarnie à dos de cheval ou d'ânes.
Chaque famille possède plusieurs bêtes, en moyenne une dizaine par famille.
Ce travail va peu à peu absorber toute l'énergie de la famille au détriement des activités traditionnelles qui au fil des ans vont disparaitre à quelques exceptions près.
Ce nouveau tourisme est différent, les visiteurs se déplacent de plus en plus nombreux en automobiles et séjournent moins dans les hôtels (les hôtels du Vignemale et du Marboré sont fermés).
Peu à peu les habitants vont s'équiper de voitures, le chauffage et la cuisine feront de plus en plus appel à l'électricité et au gaz, bientôt vont apparaître les premiers téléviseurs et un nouveau mode de vie s'installe.
C'est la fin d'une époque, qui malgé une certaine rudesse, ne manquait ni de charme
ni de joies.
"Gavarnie, un regard sur le village durant les années 1935/1950" d'après: Jany Vergez-Bellou.
Remerciements pour les photos tirées de la collection à Mr Lavantès Pierre.
Remerciements également au site http://www.pyrenees-passion.info/
A visiter également sur ce site, les grandes figures du Pyrénéisme:
http://www.pyrenees-passion.info/pyreneisme_figures.php

